mercredi 28 mars 2012

Nantes, jour 1 - artistiquement vôtre


Férus d'art et de culture, nous avons passé la plus grande partie de la journée au Musée des Beaux-Arts, dont je n'ai pu m'empêcher de photographier certains éléments de la façade dont en particuliers les statues représentants les différentes disciplines artistiques symbolisées par leurs muses.
La matinée a été consacrée aux oeuvres classiques (1er étage), l'après-midi aux oeuvres contemporaines (rez-de-chaussée). Dans l'intervalle, petit détour par le restaurant du musée, dont l'éclairage est lui-même une oeuvre d'art commandée exprès pour ce lieu à une artiste.

Je retiens de cette visite, entre autres :
- une peinture originale de la cène, dont l'auteur est anonyme, où Jésus et les apôtres sont installés allongés (je rappelle que c'est encore l'époque romaine) autour d'une table en losange, ce qu'on ne remarque pas tout de suite car les personnages sont disposés en rond. Richesse des couleurs, perfection et netteté des détails, les drapés, les lumières... Nous avons adoré et sommes restés un certain temps devant cette toile. Dommage qu'elle ne soit pas dans le catalogue.

- le tableau intitulé "Coin de vigne ; Languedoc", d'Edouard Debat-Ponsan. Je suis restée un long temps devant ce tableau (pas assez à mon goût !). La première chose qui m'a frappée chez lui est la lumière qui s'en dégage et le réalisme de la scène, la perfection dans les détails, la précision des traits. "Beau" est ce que je me suis dit en l'apercevant en entrant dans la salle. Et 3 ans après, j'aime toujours autant !

- Dans cette même salle, Philippe est lui tombé sous le charme d'un autre tableau, "Le Déluge" de Léon Comerre. Je crois qu'on pourrait rester devant ce tableau et trouver des détails qu'on n'avait pas remarqués au début. On voit aussi que c'est le XIXe, il m'a fait tout de suite pensé aux auteurs romantiques pour le côté un peu "morbide".

- Le tableau "Tête de femme coiffée de cornes de bélier" de Jean-Léon Gérôme m'a énormément plu. On dirait un (très joli) visage de mutant et là encore on est en plein XIXe avec les débuts (si on peut dire) de la littérature fantastique (Bram Stocker et autre Mary Shelley). Mais aussi Jules Verne et "L'île du Docteur Moreau". Ça tombait bien, on devait visiter son musée le lendemain.

- Les peintres hollandais, dont Philippe et moi sommes tous deux fans pour leur réalisme et leur formidable précision.

- Je re-découvre que finalement, j'aime assez l'art abstrait, en particulier Kandinblog et Jean Godin, que j'ai toujours un problème avec Picasso (rien à faire, je n'accroche pas) et que plus on approche de notre époque, moins j'aime mais plus cela titille ma curiosité intellectuelle et culturelle, tout n'est pas perdu !

Evidemment, avant de sortir du musée (à 15h30 !), passage obligé à la boutique pour acheter le catalogue.


Après toute une journée enfermés, nous embrayons alors sur une promenade au Jardin des Plantes et c'était là encore un ravissement pour les yeux. Il n'y a pas à dire, les paysagistes sont des artistes !
Mon homme l'a beaucoup comparé à ce qu'on a de plus approchant sur Brest, c'est à dire le vallon du Stangalard. A ceci près que le jardin botanique de Nantes est plus grand et détail ô combien appréciable, situé en plein centre ville. Et un vrai grand parc en centre ville brestois, ça manque énormément ! (messieurs les élus brestois, à vos binettes !). Maintenant, je le comparerais plutôt au parc de Penfeld, qui n'est pas non plus en centre ville, hélas...

Et ici, le Jardin des Plantes est réellement un lieu de détente et de vie qui réunit toute la population nantaise (a contrario de la politique brestoise des quartiers), de tous âges et tous milieux.

On s'y promène, on y courre, on n'y fait que passer lors d'une promenade en vélo (en tant que piétons), on flâne, on lit, on flirte, on sieste sur un banc et tout ceci dans le plus parfait respect des consignes (j'aimerais voir ce genre de comportement à Brest...). Les enfants y ont bien sûr leurs jeux et même leur pateaugeoire. Petit clin d'oeil qui nous a fait sourire : un jeune couple, assis sur un banc, tête contre tête, un landeau entre eux. Et tout ce petit monde dormait, bébé ne faisait sans doute pas encore ses nuits...
La nature règne en maître ici, nous ne sommes que de simples passants.

En soirée, une ballade au hasard des rues en centre ville nous a amenés au restaurant "Chez Rémy". L'un des meilleurs restaurants marocains où nous avons mangé et que je vous recommande chaudement si vous passez par là...


mardi 27 mars 2012

Nantes, arrivée

Après avoir laissé le chat chez ses grands-parents (comme ils se baptisent eux-mêmes, hein, je tombe souvent dans le gâtisme aigüe s'agissant de notre pépette, mais là je suis battue haut la main), une partie de la journée chez mon beau-père dans le Morbihan (et dont je parlerai à un autre moment), nous voici sur la route, arrivée prévue en fin d'après-midi.

Nous avons garé la voiture dans le parking intérieur de la gare pour la semaine. Vu le programme prévu, nous n'en avions pas besoin d'ici notre départ.
Nous nous sommes ensuite installés dans un hôtel en face et le simple fait de pouvoir faire cela, nous nous sommes presque pris pour des nababs ! Et de fait, notre chambre était superbe : j'avais réservé au mieux, le but étant d'avoir un endroit confortable pour dormir, c'est tout ce qui nous importait. Ah oui, et pour le petit déjeuner, le buffet était fabuleux. Je ne suis pas une grosse mangeuse au petit déjeuner habituellement mais là je faisais chaque matin une grosse gargantuesque exception.

Une fois installés, nous avons fait le tour du quartier avec, dans la même rue que l'hôtel : bars, boutiques de souvenirs, sex-shop, sex-shop (vidéos cette fois), le gulli-gulli bar avec son "gulli-gulli- show", sex-shop ès-sex toys et autres gadgets "raffinés, quelques restos. Je suppose que la clientèle habituelle de l'hôtel est plutôt masculine et esseulée habituellement...

N'étant pas spécialement du tout intéressés, nous avons continué notre promenade : rues piétonnes, alentours du château des ducs de Bretagne, Tour Lu (la seule à avoir été gardée car faisant partie du patrimoine historique et économique de la ville, et transformée en lieu culturel), démonstration de capoeira en pleine rue (que des beaux mecs, plein les mirettes).

Nous avons fini par trouver un petit restaurant sympa à tous points de vue, mention spéciale à la spécialité maison en dessert : le sorbet au chocolat accompagné d'une liqueur. J'ai pris ce soir là celui au Malibu, mon homme, celui à la mandarine. Mmmmmmmmm !!!!

Puis avant de rentrer à l'hôtel, promenade à nouveau, avec le coucher de soleil, en amoureux...


lundi 26 mars 2012

Et c'est parti !

La première année où nous sommes partis en vacances, nous nous y sommes pris au dernier moment. En fait, nous n'avions même pas prévu de partir, tout est venu d'un week-end long dû au pont du 14 juillet : je m'étais dit que partir un week-end en amoureux serait sympa.
Choix de destination : Nantes, ville que j'avais connue à l'âge de 4 ans en raison d'une intervention chirurgicale (remarquez l'ironie de la chose : la seule fois où, dans mon enfance, je quitte ma ville d'origine, ça n'est toujours pas pour des vacances).

J'en avais gardé un bon souvenir : un parc immense, avec des paons et des manèges, et cette sublime odeur de biscuits (Lu) qui flottait sur toute la ville.
Pour la bonne odeur de biscuits, on repassera : les petits Lu n'y sont plus fabriqués, mais que de choses à visiter dans la même ville !

Finalement, le week-en en amoureux est tombé à l'eau, mais l'envie de se rendre à Nantes est restée. Et puisque maintenant, nous pouvions partir en vacances et que j'avais fait tout un planning, pourquoi ne pas y passer plusieurs jours en août ? Adopté !


dimanche 25 mars 2012

Vacances !

Partir en vacances... Simple expression pour certains, elle était pour moi depuis toute petite un rêve inaccessible.
Le travail de mon père, magasinier dans une usine de conserves de légumes, faisait  qu'il lui était impossible de prendre des vacances l'été, ce que je comprenais parfaitement.
Je redoutais chaque rentrée, où on nous faisait faire invariablement la même rédaction : "racontez votre été". Youpi tralala. Tout ce que j'avais à raconter n'était certes pas nos (forcément fabuleuses) vacances en famille, mais comment je trompais le temps en jouant avec mes petits voisins quand eux n'étaient en colonie de vacances, en centre aéré ou à la campagne ou je ne sais où chez leurs grands-parents.
Parce que de grands-parents, je n'en ai jamais eu, ils sont morts avant ma naissance. Les colonies de vacances ou le centre aéré, je n'en voulais pas pour diverses raisons qui étaient, en vrac et sans entrer dans les détails : une source d'angoisse pour moi dont la mère me disait si empotée et peu sociable, retrouver pendant les vacances d'été les mêmes têtes qu'à l'école (à quoi servent les vacances si ce n'est pour faire une coupure avec cette prison ennuyeuse à mourir), une façon pour ma mère de m'occuper sans avoir rien à faire, et surtout, surtout, PAS des vacances en famille. Déjà que je suis fille unique...

Je crevais d'envie ou plutôt de frustration en voyant ces films, chaque été, qui parlaient de vacances à la plage, en camping, en famille. Et en entendant mes petits camarades parler des vacances chez papy et mamie où on sentait une complicité, imaginant tout un monde que je ne connaîtrais jamais, ou du camping, ou allaient à l'autre bout de la France visiter des coins que je m'imaginais forcément merveilleux parce qu'ailleurs.

Une fois adulte, il s'est passé du temps avant qu'on puisse, mon homme et moi, partir en vacances. Après une période de chômage, nous avons chacun trouvé un travail et s'il s'agissait pour moi d'un CDI, pour lui il s'agissait d'être prof remplaçant, avec aucune garantie d'avoir un travail - du moins sur le long terme - l'année scolaire suivante.
Puis il a eu son concours, autant dire un CDI, donc à nous, en fin, une vie plus stable.

Et la possibilité depuis 2009 de partir une semaine chaque été. Ce sont ces quelques semaines que e propose de partager. Alors ne vous attendez pas à des voyages extraordinaires, nous n'avons pas l'un et l'autre une âme de baroudeurs (et on est un peu flemme aussi).

Pour le moment, on reste en France. Mais si vous saviez à quel point on apprécie de sortir de notre chez-nous, vous comprendrez que pour le moment, ça nous suffit amplement.