dimanche 27 mai 2012

Nantes, jour 5 - Magique !


Notre séjour à Nantes s'achevant, nous nous étions dit la veille que nous irions faire quelques boutiques pour ensuite nous promener dans un des nombreux parcs de la ville, mais en me réveillant ce matin là j'ai une autre idée, dont je fais part à Philippe, qui acquiesce.

Direction les Machines de l'île !

Je vous laisse découvrir de quoi il en retourne sur le site officiel, vous comprendrez mieux qu'avec des mots de quoi il en retourne. Et que celui ou celle qui est allé là-bas sans y trouver de la poésie, de la beauté, de la féérie et le côté magique du monde de l'enfance soit considéré comme un gros menteur. Ou un gros insensible. Pour ma part, j'y ai trouvé tout cela, plus un intérêt particulier pour la construction et le fonctionnement des machines en elle-même.

Nous arrivâmes donc sur l'île pour nous trouver nez à trompe avec le fameux éléphant dont on avait tant entendu parlé. Il est tellement parfait qu'on en oublie qu'il est fait de bois et d'acier.
A nouveau, je suis sous le charme féérique et poétique de cette "machine" et après avoir fait quelques photos, je suis obligée de m'éloigner... En larmes (je suis pathétique).
Comme pour la vidéo de la "Petite Géante". Je cherche toujours à comprendre ce trop-plein d'émotion qui m'a une fois de plus submergée. L'impression que notre imaginaire enfantin revenait à nous mais sous une forme bien réelle ? Je ne sais pas. Quand j'aurai trouvé, je vous ferai signe...


Toujours est-il que j'appréhendais quelque peu de commencer la visite dans la galerie, l'éléphant n'étant que la partie visible de l'iceberg (et z'avez vu sa taille ?). Mais non, tout le reste a été. Je me suis concentrée sur les diverses machines présentées et la drôlerie et le sérieux des animations (oui bien sûr, les deux sont compatibles !).
Je précise que je ne mets pas de photos des machines vues dans la galerie car si nous étions autorisés à prendre des photos, il nous a été demandé de ne pas les diffuser sur Internet. Usage perso exclusivement !

On ne peut qu'admirer le travail effectué et je serais prof de technno sur Nantes, j'y emmènerai mes élèves pour admirer ce qu'autant de corps de métiers peuvent réaliser. On ne valorise pas assez l'enseignement technologique dans ce fichu pays élitiste qu'est la France, alors merci aux Machines de l'île de rétablir un peu l'équilibre.
Donc bravo aux soudeurs, mécanos, peintres, menuisiers ébénistes, jardiniers et tous ceux que j'oublie ici ! Bravo et MERCI...


Sortie de la galerie des Machines via la branche



Et conclure la visite de la galerie par la branche du futur arbre est une sortie en apothéose. La touche finale de l'arbre était alors prévue pour juin 2011, mais je ne suis guère étonnée que ce ne soit pas encore le cas, le projet est monumental !









Et je peux vous garantir que rien que pour ça, j'ai hâte de retourner un jour à Nantes. Mais pour un séjour ponctué cette fois de visites en dehors de cette ville...


Vue depuis la branche

samedi 12 mai 2012

Nantes, jour 4 - Musardons aux musées

Au programme ce jour là : Visite du Muséum d'Histoire Naturelle et du Musée Dobrée.

J'avais eu l'idée de visiter le muséum d'histoire naturelle car j'en avais visité un lors d'une sortie scolaire en primaire. J'avais bien aimé et quand j'ai vu que Nantes avait le sien, je m'étais dit "pourquoi pas ?"
De fait, j'ai beaucoup aimé cette visite, même si le coup j'ai trouvé que ça manquait d'animation : il s'agit essentiellement d'objets exposés en vitrine, (ou pas, d'ailleurs). Par contre, les collections présentées sont abondantes et les explications, en plus d'être en nombre suffisant, sont à la portée de tous.
J'ai cependant regretté qu'il n'y ait rien sur les insectes et les végétaux, ce qui nous a étonnés, au point que nous avons pensé avoir manqué une salle (euh, si c'est le cas, n'hésitez pas à me le dire. Ça me donnera une bonne raison - une de plus - pour y retourner !).

Concernant le musée Dobrée : plein les mirettes (une fois de plus).
La richesse, la profusion et la variété des objets présentés dans un si beau lieu est des plus agréables. Personnellement, j'ai adoré la salle d'armes.
Par contre, il y avait à l'époque une exposition temporaire exhibée au fil des salles à laquelle nous n'avons pas accroché. Ouverture d'esprit ou pas, nous en cherchions ne core longtemps après la pertinence dette exposition dans un tel lieu.




Par contre, ce qu'il y a de bien dans une ville telle que Nantes, c'est qu'au hasard de nos pérégrinations gustatives (entendez par là "recherche active d'un sandwich"), il arrive de tomber sur de charmantes curiosités au coin d'une rue, comme cet petite "scène" insolite entre statues et mannequins.


vendredi 11 mai 2012

Nantes, jour 3 - Tournée des Grands Ducs




Ne vous trompez pas sur le titre, bien que ce fut une journée très chouette, aucun rapport avec les hiboux (oui je sais, jeux de mots minables, mais j'assume).


Nous avons en fait passé la journée au château des ducs de Bretagne. Il nous a en effet fallu une journée entière car l'intérêt historique de ce château est double : pour le bâtiment en lui-même et ce qu'il représente, surtout pour nous, bretons, mais aussi car il renferme le musée d'histoire de Nantes.







Cet aspect historique commence dès la place toute proche, avec cette statue d'Anne de Bretagne...



Autre intérêt du château, le restaurant, qui permet de se sustenter sans avoir à sortir du site. Notez que cela aurait pu être possible, vu qu'à l'époque (à vérifier si c'est toujours le cas) le billet était valable pour la journée. Ce qui n'est pas toujours le cas dans d'autres sites : le billet n'est valable que tant que vous n'en sortez pas. A Nantes, la plupart du temps c'est bien un billet à la journée, pas "à l'entrée".



Le soir de notre arrivée à Nantes, nous nous étions promenés en ville et avions découvert "la meute" : quelques loups installés dans les douves du château, du moins le jour.

Je ne sais pas si cette initiative perdure aujourd'hui, mais pour moi dont le livre préféré, enfant, était "Croc-Blanc", inutile de vous dire que mon homme a eu du mal ce jour-là à m'en faire décrocher.







Nous avions commencé par une promenade le long des remparts, histoire de se familiariser avec les lieux et de profiter de la vue.



La promenade fut charmante, avec les différentes vues de la ville offertes depuis le château, et où mon imagination s'est emballée enter la vie des nobles dames de la cour (ah, l'amour courtois !) et les missions des corps de garde.








Notez au passage le côté agréable - dont j'ai largement profité - de vivre avec un prof d'histoire et ses remarques ô combien judicieuses et pertinentes sur des détails architecturaux qui me seraient sinon passées à côté.


Sans compter le nombre de gargouilles. Et j'adôôôôôôôre les gargouilles.

Puis destination l'exposition temporaire dont le thème était "La Mer pour Mémoire". Exposition très bien organisée, très ludique, en particulier pour les enfants. Je garderai toujours en souvenir ces trois enfants dont le grand-père animait leur visite. Je crois qu'on a tous rêvé d'avoir un grand-père comme celui-là. J'espère qu'ils réalisent leur chance, et seront comme lui avec leurs propres petits-enfants mais pardon là je m'égare...
En tout cas, c'était une très belle exposition sur les marins du passé, leur mode de vie, les naufrages, etc.

C'est ensuite que nous sommes allés aux "Oubliettes" nous restaurer. Oui, c'est le nom du restaurant. Manquent pas d'humour...

Puis visite du Musée. Et l'histoire nantaise est prolifique : elle occupe, réparties dans tous les étages du château, pas moins de 32 salles.

Petite remarque personnelle : pouvaient pas mettre de toilettes à chaque étage, non ? Parce que devoir descendre 3 étages pour aller faire pipi en pensant que les toilettes sont au rez-de-chaussée et arrivé là, se rendre compte qu'elles sont au sous-sol, c'est cruel (grosse pensée pour les femmes enceintes ou toute personne ayant des problèmes de vessie).

Malgré ce petit bémol, j'ai grandement apprécié la visite, sans concessions pour l'histoire de cette ville : le meilleur comme le pire y est présenté et donne une image au plus vrai de ce qu'a été, est et sera cette ville et permet de mieux la comprendre.


Sur le côté sans concessions, a été bâti depuis le Mémorial de l'abolition de l'esclavage. Dommage qu'il n'existait pas encore à l'époque. Encore une bonne raison de retourner sur Nantes...

A noter à l'entrée du Musée une mini-exposition (photos et vidéo) sur la "Petite Géante". Superbe spectacle de marionnettes... géantes. La "petite" fille fait 7,5 mètres de haut, que dire du scaphandrier... La vidéo montrée au musée n'en présente que des extraits. Mais la perfection de ces machines et du jeu des marionnettistes les rend bien vivantes. Il s'en dégageait une telle poésie et une telle douceur que j'ai dû m'éloigner par peur d'être ridicule : j'en avais les larmes aux yeux. Moi, trop sensibles ? Oui, il paraît...