vendredi 11 mai 2012

Nantes, jour 3 - Tournée des Grands Ducs




Ne vous trompez pas sur le titre, bien que ce fut une journée très chouette, aucun rapport avec les hiboux (oui je sais, jeux de mots minables, mais j'assume).


Nous avons en fait passé la journée au château des ducs de Bretagne. Il nous a en effet fallu une journée entière car l'intérêt historique de ce château est double : pour le bâtiment en lui-même et ce qu'il représente, surtout pour nous, bretons, mais aussi car il renferme le musée d'histoire de Nantes.







Cet aspect historique commence dès la place toute proche, avec cette statue d'Anne de Bretagne...



Autre intérêt du château, le restaurant, qui permet de se sustenter sans avoir à sortir du site. Notez que cela aurait pu être possible, vu qu'à l'époque (à vérifier si c'est toujours le cas) le billet était valable pour la journée. Ce qui n'est pas toujours le cas dans d'autres sites : le billet n'est valable que tant que vous n'en sortez pas. A Nantes, la plupart du temps c'est bien un billet à la journée, pas "à l'entrée".



Le soir de notre arrivée à Nantes, nous nous étions promenés en ville et avions découvert "la meute" : quelques loups installés dans les douves du château, du moins le jour.

Je ne sais pas si cette initiative perdure aujourd'hui, mais pour moi dont le livre préféré, enfant, était "Croc-Blanc", inutile de vous dire que mon homme a eu du mal ce jour-là à m'en faire décrocher.







Nous avions commencé par une promenade le long des remparts, histoire de se familiariser avec les lieux et de profiter de la vue.



La promenade fut charmante, avec les différentes vues de la ville offertes depuis le château, et où mon imagination s'est emballée enter la vie des nobles dames de la cour (ah, l'amour courtois !) et les missions des corps de garde.








Notez au passage le côté agréable - dont j'ai largement profité - de vivre avec un prof d'histoire et ses remarques ô combien judicieuses et pertinentes sur des détails architecturaux qui me seraient sinon passées à côté.


Sans compter le nombre de gargouilles. Et j'adôôôôôôôre les gargouilles.

Puis destination l'exposition temporaire dont le thème était "La Mer pour Mémoire". Exposition très bien organisée, très ludique, en particulier pour les enfants. Je garderai toujours en souvenir ces trois enfants dont le grand-père animait leur visite. Je crois qu'on a tous rêvé d'avoir un grand-père comme celui-là. J'espère qu'ils réalisent leur chance, et seront comme lui avec leurs propres petits-enfants mais pardon là je m'égare...
En tout cas, c'était une très belle exposition sur les marins du passé, leur mode de vie, les naufrages, etc.

C'est ensuite que nous sommes allés aux "Oubliettes" nous restaurer. Oui, c'est le nom du restaurant. Manquent pas d'humour...

Puis visite du Musée. Et l'histoire nantaise est prolifique : elle occupe, réparties dans tous les étages du château, pas moins de 32 salles.

Petite remarque personnelle : pouvaient pas mettre de toilettes à chaque étage, non ? Parce que devoir descendre 3 étages pour aller faire pipi en pensant que les toilettes sont au rez-de-chaussée et arrivé là, se rendre compte qu'elles sont au sous-sol, c'est cruel (grosse pensée pour les femmes enceintes ou toute personne ayant des problèmes de vessie).

Malgré ce petit bémol, j'ai grandement apprécié la visite, sans concessions pour l'histoire de cette ville : le meilleur comme le pire y est présenté et donne une image au plus vrai de ce qu'a été, est et sera cette ville et permet de mieux la comprendre.


Sur le côté sans concessions, a été bâti depuis le Mémorial de l'abolition de l'esclavage. Dommage qu'il n'existait pas encore à l'époque. Encore une bonne raison de retourner sur Nantes...

A noter à l'entrée du Musée une mini-exposition (photos et vidéo) sur la "Petite Géante". Superbe spectacle de marionnettes... géantes. La "petite" fille fait 7,5 mètres de haut, que dire du scaphandrier... La vidéo montrée au musée n'en présente que des extraits. Mais la perfection de ces machines et du jeu des marionnettistes les rend bien vivantes. Il s'en dégageait une telle poésie et une telle douceur que j'ai dû m'éloigner par peur d'être ridicule : j'en avais les larmes aux yeux. Moi, trop sensibles ? Oui, il paraît...


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire