lundi 31 décembre 2012

Arrivée

"Quand on partait de bon matin, quand on partait sur les chemins, à..." ah ben, en voiture bien sûr, pas fous !

Comme nous avions bien aimé passer une semaine dans une ville, nous nous étions dit pour l'été suivant "et si on réitérait ?" J'avais choisi Nantes pour 2009, mon homme a choisi Angers pour 2010.

Donc, quelques centaines de kilomètres après notre départ, et surtout un petit coup de stress au péage...

Ah oui, parce que je vous rappelle que nous sommes bretons et qu'il n'est donc pas naturel - pour ne pas dire complètement incongru - pour nous autres de devoir payer pour circuler librement dans son pays. Ceci, suite à un accord passé entre la Bretagne et la France du temps d'Anne de Bretagne. Le gars qui voudrait instaurer ça chez nous, je le lui dit tout de suite, il est mort. Pas la peine d'essayer, c'est foutu d'avance.

Bref, sortie d'autoroute, on entre dans Angers. Pour aller vers le centre ville mon homme tourne à droite et... Le choc. Ou plutôt, le château d'Angers. Non seulement on arrive pile dessus en arrivant, mais surtout il est immense !
Surtout pour nous simples humains dans notre petite voiture, quand on arrive au pied dudit mastodonte. Du moins fut-ce mon impression du moment

Cela étant, c'est vrai qu'il est immense, quelque soit l'angle sous lequel on le regarde. Et quelle que soit la distance aussi...

Toujours est-il que nous voilà arrivés à destination, nous rejoignons l'hôtel, récupérons la clef, posons les bagages, soufflons un peu... et décidons de nous promener histoire de découvrir la ville... Et ses travaux.

Il faut dire qu'à l'époque les travaux pour le tram étaient commencés depuis un an sur Brest... Ça faisait déjà deux ans à Angers. En particulier la rue où se trouvait l'hôtel. Bonjour le dépaysement. Grmpf.

Nous déambulons donc en profitant du soleil dont nous avions grand besoin tout en cherchant de quoi nous restaurer, puis un endroit où nous poser avec nos sandwichs et gâteaux. Nous avons jeté notre dévolu sur une petite place proche de l'église Saint Maurice, à l'ombre (plus l'habitude du soleil) avec une chouette vue plongeante.








Evidemment, nous n'avons pas pu résister à l'envie de descendre continuer notre visite.


Jusqu'à la fontaine.

(beau ET chaud. Très. Beaucoup.
Vraiment plus l'habitude).







Arrivés en bas, nous avons bifurqué sur notre gauche, rejoignant ainsi le bas du château, longé d'un petit parc où il faisait bon se promener.
Je vous ai déjà qu'il est immense, ce château. Parce que là,nous n'étions plus si petits. Du tout. Petit, c'est grand. Comment vous dire... Z'avez déjà entendu parler des lilliputiens ? Voilà. Maintenant, vous visualisez.

Nous avons donc remonté cette rue en contournant le château jusqu'à son entrée, non sans nous extasier  sur la beauté du bâtiment. Quand on pense aux moyens de l'époque - et que ça tient toujours -  et ceux de maintenant - que ça tombe en ruine en moins d'un siècle -, je crois qu'on peut être admiratif.
On a visité d'autres châteaux depuis. Je crois que rien que pour l'architecture, c'est celui-là que je préfère.



Nous ne l'avons pas visité ce jour là, mais rien que de l'extérieur, nous avions une idée de ce qu'il pouvait nous cacher.




Et avions hâte de la vue qu'il pouvait y avoir sur la ville depuis le château, surtout quand on considère celle que nous avions déjà à ses abords...



Puis avant de rentrer à l'hôtel nous rafraîchir, petite pose liquide cette fois. Juste en face. Ça commençait bien.
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dimanche 30 décembre 2012

Hum...

C'est quand même couillon de créer ce blog et de ne pas le remplir...

Je pourrais invoquer le manque de temps, que le virtuel c'est bien, mais le réel encore mieux, mais c'est encore plus bête que ça je pense : je l'ai créé en juin, j'avais les vacances 2010 et 2011 à raconter, puis  l'été est vite arrivé.
Impossible pour moi de malmener la chronologie ! (oui, on peut être à la fois extrêmement bordélique comme ma pomme et cultiver un côté "Monk" absolument indécrottable. On appelle ça un dédoublement de personnalité).

Autre raison encore plus couillonne que celles invoquées au-dessus : j'ai du mal à me rappeler le détail des vacances des années passées. Il va falloir que je me raccroche aux photos et me fier à ma mémoire d'étourdie chronique (qui pourrait être un bonne justification du susdit prétendu dédoublement de personnalité, tiens), autant vous dire que c'est pas gagné. Mais on va quand même essayer.

Bon courage à ceux qui me liront...
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samedi 2 juin 2012

Nantes - en conclusion

Nous avons vraiment apprécié notre séjour sur Nantes, bien plus qu'on ne l'aurait cru. Déjà parce que Nantes est une très jolie ville, dynamique, où il fait bon vivre (ou en tout cas s'y promener en tant que touristes !), au climat aussi agréable que ses habitants et au patrimoine culturel, artistique et historique iimpressionant à un point que c'en est un art de vivre.

Ensuite parce que d'être loin de Brest, de nos boulots, des soucis quotidiens, de nos familles (ou presque, nous avons passé une soirée avec un oncle et une tante de mon homme qui habitent Saint Herblain, et ceci sous l'impulsion de ma belle-mère (traduisez : harcèlement téléphonique) alors qu'aucun d'entre nous n'avait rien demandé), nous a permis de nous retrouver, rien que nous, et on en avait bien besoin.

Rien de tel que de se retrouver rien que tous les deux, en amoureux, dans notre bulle et de ne s'occuper que de nous (ce qui ne nous a pas empêché d'expédier un bon nombre de cartes postales, signe qu'on a un peu pensé aux autres quand même !).

On s'était dit aussi qu'on se ferait des week-ends en amoureux mais avec l'emploi du temps de mon homme, ça n'a pas été possible (parce que contrairement aux idées reçues, l travail d'un enseignant ne se limite pas à la présence en cours, bien au contraire, et que les vacances sont bien remplies et là je parle bien de travail).

Mais partir une semaine l'été (hors de nos familles respectives), ça c'est (enfin !) devenu une tradition.
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dimanche 27 mai 2012

Nantes, jour 5 - Magique !


Notre séjour à Nantes s'achevant, nous nous étions dit la veille que nous irions faire quelques boutiques pour ensuite nous promener dans un des nombreux parcs de la ville, mais en me réveillant ce matin là j'ai une autre idée, dont je fais part à Philippe, qui acquiesce.

Direction les Machines de l'île !

Je vous laisse découvrir de quoi il en retourne sur le site officiel, vous comprendrez mieux qu'avec des mots de quoi il en retourne. Et que celui ou celle qui est allé là-bas sans y trouver de la poésie, de la beauté, de la féérie et le côté magique du monde de l'enfance soit considéré comme un gros menteur. Ou un gros insensible. Pour ma part, j'y ai trouvé tout cela, plus un intérêt particulier pour la construction et le fonctionnement des machines en elle-même.

Nous arrivâmes donc sur l'île pour nous trouver nez à trompe avec le fameux éléphant dont on avait tant entendu parlé. Il est tellement parfait qu'on en oublie qu'il est fait de bois et d'acier.
A nouveau, je suis sous le charme féérique et poétique de cette "machine" et après avoir fait quelques photos, je suis obligée de m'éloigner... En larmes (je suis pathétique).
Comme pour la vidéo de la "Petite Géante". Je cherche toujours à comprendre ce trop-plein d'émotion qui m'a une fois de plus submergée. L'impression que notre imaginaire enfantin revenait à nous mais sous une forme bien réelle ? Je ne sais pas. Quand j'aurai trouvé, je vous ferai signe...


Toujours est-il que j'appréhendais quelque peu de commencer la visite dans la galerie, l'éléphant n'étant que la partie visible de l'iceberg (et z'avez vu sa taille ?). Mais non, tout le reste a été. Je me suis concentrée sur les diverses machines présentées et la drôlerie et le sérieux des animations (oui bien sûr, les deux sont compatibles !).
Je précise que je ne mets pas de photos des machines vues dans la galerie car si nous étions autorisés à prendre des photos, il nous a été demandé de ne pas les diffuser sur Internet. Usage perso exclusivement !

On ne peut qu'admirer le travail effectué et je serais prof de technno sur Nantes, j'y emmènerai mes élèves pour admirer ce qu'autant de corps de métiers peuvent réaliser. On ne valorise pas assez l'enseignement technologique dans ce fichu pays élitiste qu'est la France, alors merci aux Machines de l'île de rétablir un peu l'équilibre.
Donc bravo aux soudeurs, mécanos, peintres, menuisiers ébénistes, jardiniers et tous ceux que j'oublie ici ! Bravo et MERCI...


Sortie de la galerie des Machines via la branche



Et conclure la visite de la galerie par la branche du futur arbre est une sortie en apothéose. La touche finale de l'arbre était alors prévue pour juin 2011, mais je ne suis guère étonnée que ce ne soit pas encore le cas, le projet est monumental !









Et je peux vous garantir que rien que pour ça, j'ai hâte de retourner un jour à Nantes. Mais pour un séjour ponctué cette fois de visites en dehors de cette ville...


Vue depuis la branche

samedi 12 mai 2012

Nantes, jour 4 - Musardons aux musées

Au programme ce jour là : Visite du Muséum d'Histoire Naturelle et du Musée Dobrée.

J'avais eu l'idée de visiter le muséum d'histoire naturelle car j'en avais visité un lors d'une sortie scolaire en primaire. J'avais bien aimé et quand j'ai vu que Nantes avait le sien, je m'étais dit "pourquoi pas ?"
De fait, j'ai beaucoup aimé cette visite, même si le coup j'ai trouvé que ça manquait d'animation : il s'agit essentiellement d'objets exposés en vitrine, (ou pas, d'ailleurs). Par contre, les collections présentées sont abondantes et les explications, en plus d'être en nombre suffisant, sont à la portée de tous.
J'ai cependant regretté qu'il n'y ait rien sur les insectes et les végétaux, ce qui nous a étonnés, au point que nous avons pensé avoir manqué une salle (euh, si c'est le cas, n'hésitez pas à me le dire. Ça me donnera une bonne raison - une de plus - pour y retourner !).

Concernant le musée Dobrée : plein les mirettes (une fois de plus).
La richesse, la profusion et la variété des objets présentés dans un si beau lieu est des plus agréables. Personnellement, j'ai adoré la salle d'armes.
Par contre, il y avait à l'époque une exposition temporaire exhibée au fil des salles à laquelle nous n'avons pas accroché. Ouverture d'esprit ou pas, nous en cherchions ne core longtemps après la pertinence dette exposition dans un tel lieu.




Par contre, ce qu'il y a de bien dans une ville telle que Nantes, c'est qu'au hasard de nos pérégrinations gustatives (entendez par là "recherche active d'un sandwich"), il arrive de tomber sur de charmantes curiosités au coin d'une rue, comme cet petite "scène" insolite entre statues et mannequins.


vendredi 11 mai 2012

Nantes, jour 3 - Tournée des Grands Ducs




Ne vous trompez pas sur le titre, bien que ce fut une journée très chouette, aucun rapport avec les hiboux (oui je sais, jeux de mots minables, mais j'assume).


Nous avons en fait passé la journée au château des ducs de Bretagne. Il nous a en effet fallu une journée entière car l'intérêt historique de ce château est double : pour le bâtiment en lui-même et ce qu'il représente, surtout pour nous, bretons, mais aussi car il renferme le musée d'histoire de Nantes.







Cet aspect historique commence dès la place toute proche, avec cette statue d'Anne de Bretagne...



Autre intérêt du château, le restaurant, qui permet de se sustenter sans avoir à sortir du site. Notez que cela aurait pu être possible, vu qu'à l'époque (à vérifier si c'est toujours le cas) le billet était valable pour la journée. Ce qui n'est pas toujours le cas dans d'autres sites : le billet n'est valable que tant que vous n'en sortez pas. A Nantes, la plupart du temps c'est bien un billet à la journée, pas "à l'entrée".



Le soir de notre arrivée à Nantes, nous nous étions promenés en ville et avions découvert "la meute" : quelques loups installés dans les douves du château, du moins le jour.

Je ne sais pas si cette initiative perdure aujourd'hui, mais pour moi dont le livre préféré, enfant, était "Croc-Blanc", inutile de vous dire que mon homme a eu du mal ce jour-là à m'en faire décrocher.







Nous avions commencé par une promenade le long des remparts, histoire de se familiariser avec les lieux et de profiter de la vue.



La promenade fut charmante, avec les différentes vues de la ville offertes depuis le château, et où mon imagination s'est emballée enter la vie des nobles dames de la cour (ah, l'amour courtois !) et les missions des corps de garde.








Notez au passage le côté agréable - dont j'ai largement profité - de vivre avec un prof d'histoire et ses remarques ô combien judicieuses et pertinentes sur des détails architecturaux qui me seraient sinon passées à côté.


Sans compter le nombre de gargouilles. Et j'adôôôôôôôre les gargouilles.

Puis destination l'exposition temporaire dont le thème était "La Mer pour Mémoire". Exposition très bien organisée, très ludique, en particulier pour les enfants. Je garderai toujours en souvenir ces trois enfants dont le grand-père animait leur visite. Je crois qu'on a tous rêvé d'avoir un grand-père comme celui-là. J'espère qu'ils réalisent leur chance, et seront comme lui avec leurs propres petits-enfants mais pardon là je m'égare...
En tout cas, c'était une très belle exposition sur les marins du passé, leur mode de vie, les naufrages, etc.

C'est ensuite que nous sommes allés aux "Oubliettes" nous restaurer. Oui, c'est le nom du restaurant. Manquent pas d'humour...

Puis visite du Musée. Et l'histoire nantaise est prolifique : elle occupe, réparties dans tous les étages du château, pas moins de 32 salles.

Petite remarque personnelle : pouvaient pas mettre de toilettes à chaque étage, non ? Parce que devoir descendre 3 étages pour aller faire pipi en pensant que les toilettes sont au rez-de-chaussée et arrivé là, se rendre compte qu'elles sont au sous-sol, c'est cruel (grosse pensée pour les femmes enceintes ou toute personne ayant des problèmes de vessie).

Malgré ce petit bémol, j'ai grandement apprécié la visite, sans concessions pour l'histoire de cette ville : le meilleur comme le pire y est présenté et donne une image au plus vrai de ce qu'a été, est et sera cette ville et permet de mieux la comprendre.


Sur le côté sans concessions, a été bâti depuis le Mémorial de l'abolition de l'esclavage. Dommage qu'il n'existait pas encore à l'époque. Encore une bonne raison de retourner sur Nantes...

A noter à l'entrée du Musée une mini-exposition (photos et vidéo) sur la "Petite Géante". Superbe spectacle de marionnettes... géantes. La "petite" fille fait 7,5 mètres de haut, que dire du scaphandrier... La vidéo montrée au musée n'en présente que des extraits. Mais la perfection de ces machines et du jeu des marionnettistes les rend bien vivantes. Il s'en dégageait une telle poésie et une telle douceur que j'ai dû m'éloigner par peur d'être ridicule : j'en avais les larmes aux yeux. Moi, trop sensibles ? Oui, il paraît...


lundi 2 avril 2012

Nantes, jour 2 - la tête dans les étoiles

Au programme de ce jour là : beaucoup de marche. Et même plus que ce que j'avais estimé, car rien que de notre hôtel au musée Jules Verne, nous avons eu une bonne demi-heure de marche.
Au programme de cette journée le musée Jules Verne donc, puis le planétarium, puis promenade dans la ville.
A propos, ne pas faire la même erreur que nous : puisque le musée et le planétarium  sont dans le même quartier, programmez ces deux visites   dans la même après-midi. Compte 2 heures maxi pour le musée, 1 heure pour le planétarium. Nous, nous nous étions un peu gadouillés dans les horaires, ce qui fait qu'après avoir visité le musée le matin, il a fallu attendre l'ouverture du planétarium pour le visiter. Et malgré la pause déjeuner, le beau temps et une vue superbe, glandouiller de 12h30 à 14h, ça finit par être un peu longuet.


La visite du musée Jules Verne fut agréable, ludique et digne de Jules Verne et de ses romans, surtout les plus visionnaires : audio, vidéo, informatique plus les traditionnels objets d'époque exposés comme dans tout musée.
On y a retrouvé la biographie de l'auteur (vidéo et audio par exemple), mais évidemment aussi des romans, dont certains m'étaient inconnus, mais je suis loin d'être une spécialiste.
Tout ce qui est en rapport avec l'auteur et ses romans se retrouve ici : maquette, jeux de société, vidéos, documents audio créés pour l'occasion.
Visite sympathique et accessible pour tous les âges. Ou les geeks car lors de la visite, on a eu droit lors d'un documentaire aux musiques de Star Wars et Star Trek (bonne journée pour mon homme, donc...).





A noter que Nantes étant la ville natale de Jules Verne, on retrouvé son empreinte un peu partout, que ce soit à travers ce musée, les Machines de l'île, ou quelques touches discrète par ci par là comme une statue dans le jardin botanique.
Ou encore, à proximité du musée, ces deux statues de Jules Verne et son fils, tous deux passionnés de navigation.




Nous nous sommes ensuite promenés dans le quartier, essentiellement pour trouver un endroit où manger (pas de restaurant à l'époque dans les alentours immédiats) ou où trouver à manger. A force de chercher, nous avons trouvé une boulangerie proposant des sandwichs. Et pour une boulangerie de quartier, ils étaient assez originaux, voyez nos choix : au poulet avec une sauce aux poivrons pour moi, et pour mon homme, salami et sauce citronnée. Et nous nous sommes régalés !




C'est ainsi que tout en nous promenant, nous sommes tombés sur la rue des acadiens, avec ces deux superbes fresques.


Je trouve que c'est un bel hommage qui leur est rendu. Beaucoup de villes se seraient contentées de donner un nom de rue, mais nous avons ici une plaque explicative et ces fresques, sans compter que cette rue est mentionnée dans les guides touristiques.






Donc ensuite, visite au planétarium. Visite sympathique là aussi, où on apprend beaucoup de choses en peu de temps sur l'univers, confortablement assis dans le noir, le nez levé au plafond où défilent les planètes et notre système solaire sur fond de musique Star Wars (bonne journée pour mon homme, je vous dis). Résultat : on a l'impression de voyager dans l'espace, mon côté gamine attardée a adoré.




Après ces visites, nous nous sommes promenés dans les rues de Nantes avant de rentrer (beaucoup de marche ce jour là décidément), jouant les touristes pour de bon en allant dans les endroits typiques du coin, en particulier l'inévitable passage Pommeraye, dont j'ai beaucoup aimé les statues d'enfants, chacune étant unique. Mon homme a dû réfréner mon enthousiasme, j'ai bien failli toutes les photographier.



J'ai beaucoup aimé l'architecture du lieu et là aussi j'ai joué les touristes de base.
Je m'attendais cependant, dans un lieu si historique, trouver plus de boutiques  avec des produits en rapport direct avec la ville ou du moins la région. Mais c'est finalement une galerie commerciale comme ailleurs, avec plus ou moins les mêmes boutiques issues de grosses enseignes. Ça perd un peu son charme de ce point de vue à mon sens, mais rien que pour le cadre, si vous aimez les architectures du XIXème, ça vaut le coup d'aller y jeter un oeil.


mercredi 28 mars 2012

Nantes, jour 1 - artistiquement vôtre


Férus d'art et de culture, nous avons passé la plus grande partie de la journée au Musée des Beaux-Arts, dont je n'ai pu m'empêcher de photographier certains éléments de la façade dont en particuliers les statues représentants les différentes disciplines artistiques symbolisées par leurs muses.
La matinée a été consacrée aux oeuvres classiques (1er étage), l'après-midi aux oeuvres contemporaines (rez-de-chaussée). Dans l'intervalle, petit détour par le restaurant du musée, dont l'éclairage est lui-même une oeuvre d'art commandée exprès pour ce lieu à une artiste.

Je retiens de cette visite, entre autres :
- une peinture originale de la cène, dont l'auteur est anonyme, où Jésus et les apôtres sont installés allongés (je rappelle que c'est encore l'époque romaine) autour d'une table en losange, ce qu'on ne remarque pas tout de suite car les personnages sont disposés en rond. Richesse des couleurs, perfection et netteté des détails, les drapés, les lumières... Nous avons adoré et sommes restés un certain temps devant cette toile. Dommage qu'elle ne soit pas dans le catalogue.

- le tableau intitulé "Coin de vigne ; Languedoc", d'Edouard Debat-Ponsan. Je suis restée un long temps devant ce tableau (pas assez à mon goût !). La première chose qui m'a frappée chez lui est la lumière qui s'en dégage et le réalisme de la scène, la perfection dans les détails, la précision des traits. "Beau" est ce que je me suis dit en l'apercevant en entrant dans la salle. Et 3 ans après, j'aime toujours autant !

- Dans cette même salle, Philippe est lui tombé sous le charme d'un autre tableau, "Le Déluge" de Léon Comerre. Je crois qu'on pourrait rester devant ce tableau et trouver des détails qu'on n'avait pas remarqués au début. On voit aussi que c'est le XIXe, il m'a fait tout de suite pensé aux auteurs romantiques pour le côté un peu "morbide".

- Le tableau "Tête de femme coiffée de cornes de bélier" de Jean-Léon Gérôme m'a énormément plu. On dirait un (très joli) visage de mutant et là encore on est en plein XIXe avec les débuts (si on peut dire) de la littérature fantastique (Bram Stocker et autre Mary Shelley). Mais aussi Jules Verne et "L'île du Docteur Moreau". Ça tombait bien, on devait visiter son musée le lendemain.

- Les peintres hollandais, dont Philippe et moi sommes tous deux fans pour leur réalisme et leur formidable précision.

- Je re-découvre que finalement, j'aime assez l'art abstrait, en particulier Kandinblog et Jean Godin, que j'ai toujours un problème avec Picasso (rien à faire, je n'accroche pas) et que plus on approche de notre époque, moins j'aime mais plus cela titille ma curiosité intellectuelle et culturelle, tout n'est pas perdu !

Evidemment, avant de sortir du musée (à 15h30 !), passage obligé à la boutique pour acheter le catalogue.


Après toute une journée enfermés, nous embrayons alors sur une promenade au Jardin des Plantes et c'était là encore un ravissement pour les yeux. Il n'y a pas à dire, les paysagistes sont des artistes !
Mon homme l'a beaucoup comparé à ce qu'on a de plus approchant sur Brest, c'est à dire le vallon du Stangalard. A ceci près que le jardin botanique de Nantes est plus grand et détail ô combien appréciable, situé en plein centre ville. Et un vrai grand parc en centre ville brestois, ça manque énormément ! (messieurs les élus brestois, à vos binettes !). Maintenant, je le comparerais plutôt au parc de Penfeld, qui n'est pas non plus en centre ville, hélas...

Et ici, le Jardin des Plantes est réellement un lieu de détente et de vie qui réunit toute la population nantaise (a contrario de la politique brestoise des quartiers), de tous âges et tous milieux.

On s'y promène, on y courre, on n'y fait que passer lors d'une promenade en vélo (en tant que piétons), on flâne, on lit, on flirte, on sieste sur un banc et tout ceci dans le plus parfait respect des consignes (j'aimerais voir ce genre de comportement à Brest...). Les enfants y ont bien sûr leurs jeux et même leur pateaugeoire. Petit clin d'oeil qui nous a fait sourire : un jeune couple, assis sur un banc, tête contre tête, un landeau entre eux. Et tout ce petit monde dormait, bébé ne faisait sans doute pas encore ses nuits...
La nature règne en maître ici, nous ne sommes que de simples passants.

En soirée, une ballade au hasard des rues en centre ville nous a amenés au restaurant "Chez Rémy". L'un des meilleurs restaurants marocains où nous avons mangé et que je vous recommande chaudement si vous passez par là...


mardi 27 mars 2012

Nantes, arrivée

Après avoir laissé le chat chez ses grands-parents (comme ils se baptisent eux-mêmes, hein, je tombe souvent dans le gâtisme aigüe s'agissant de notre pépette, mais là je suis battue haut la main), une partie de la journée chez mon beau-père dans le Morbihan (et dont je parlerai à un autre moment), nous voici sur la route, arrivée prévue en fin d'après-midi.

Nous avons garé la voiture dans le parking intérieur de la gare pour la semaine. Vu le programme prévu, nous n'en avions pas besoin d'ici notre départ.
Nous nous sommes ensuite installés dans un hôtel en face et le simple fait de pouvoir faire cela, nous nous sommes presque pris pour des nababs ! Et de fait, notre chambre était superbe : j'avais réservé au mieux, le but étant d'avoir un endroit confortable pour dormir, c'est tout ce qui nous importait. Ah oui, et pour le petit déjeuner, le buffet était fabuleux. Je ne suis pas une grosse mangeuse au petit déjeuner habituellement mais là je faisais chaque matin une grosse gargantuesque exception.

Une fois installés, nous avons fait le tour du quartier avec, dans la même rue que l'hôtel : bars, boutiques de souvenirs, sex-shop, sex-shop (vidéos cette fois), le gulli-gulli bar avec son "gulli-gulli- show", sex-shop ès-sex toys et autres gadgets "raffinés, quelques restos. Je suppose que la clientèle habituelle de l'hôtel est plutôt masculine et esseulée habituellement...

N'étant pas spécialement du tout intéressés, nous avons continué notre promenade : rues piétonnes, alentours du château des ducs de Bretagne, Tour Lu (la seule à avoir été gardée car faisant partie du patrimoine historique et économique de la ville, et transformée en lieu culturel), démonstration de capoeira en pleine rue (que des beaux mecs, plein les mirettes).

Nous avons fini par trouver un petit restaurant sympa à tous points de vue, mention spéciale à la spécialité maison en dessert : le sorbet au chocolat accompagné d'une liqueur. J'ai pris ce soir là celui au Malibu, mon homme, celui à la mandarine. Mmmmmmmmm !!!!

Puis avant de rentrer à l'hôtel, promenade à nouveau, avec le coucher de soleil, en amoureux...


lundi 26 mars 2012

Et c'est parti !

La première année où nous sommes partis en vacances, nous nous y sommes pris au dernier moment. En fait, nous n'avions même pas prévu de partir, tout est venu d'un week-end long dû au pont du 14 juillet : je m'étais dit que partir un week-end en amoureux serait sympa.
Choix de destination : Nantes, ville que j'avais connue à l'âge de 4 ans en raison d'une intervention chirurgicale (remarquez l'ironie de la chose : la seule fois où, dans mon enfance, je quitte ma ville d'origine, ça n'est toujours pas pour des vacances).

J'en avais gardé un bon souvenir : un parc immense, avec des paons et des manèges, et cette sublime odeur de biscuits (Lu) qui flottait sur toute la ville.
Pour la bonne odeur de biscuits, on repassera : les petits Lu n'y sont plus fabriqués, mais que de choses à visiter dans la même ville !

Finalement, le week-en en amoureux est tombé à l'eau, mais l'envie de se rendre à Nantes est restée. Et puisque maintenant, nous pouvions partir en vacances et que j'avais fait tout un planning, pourquoi ne pas y passer plusieurs jours en août ? Adopté !


dimanche 25 mars 2012

Vacances !

Partir en vacances... Simple expression pour certains, elle était pour moi depuis toute petite un rêve inaccessible.
Le travail de mon père, magasinier dans une usine de conserves de légumes, faisait  qu'il lui était impossible de prendre des vacances l'été, ce que je comprenais parfaitement.
Je redoutais chaque rentrée, où on nous faisait faire invariablement la même rédaction : "racontez votre été". Youpi tralala. Tout ce que j'avais à raconter n'était certes pas nos (forcément fabuleuses) vacances en famille, mais comment je trompais le temps en jouant avec mes petits voisins quand eux n'étaient en colonie de vacances, en centre aéré ou à la campagne ou je ne sais où chez leurs grands-parents.
Parce que de grands-parents, je n'en ai jamais eu, ils sont morts avant ma naissance. Les colonies de vacances ou le centre aéré, je n'en voulais pas pour diverses raisons qui étaient, en vrac et sans entrer dans les détails : une source d'angoisse pour moi dont la mère me disait si empotée et peu sociable, retrouver pendant les vacances d'été les mêmes têtes qu'à l'école (à quoi servent les vacances si ce n'est pour faire une coupure avec cette prison ennuyeuse à mourir), une façon pour ma mère de m'occuper sans avoir rien à faire, et surtout, surtout, PAS des vacances en famille. Déjà que je suis fille unique...

Je crevais d'envie ou plutôt de frustration en voyant ces films, chaque été, qui parlaient de vacances à la plage, en camping, en famille. Et en entendant mes petits camarades parler des vacances chez papy et mamie où on sentait une complicité, imaginant tout un monde que je ne connaîtrais jamais, ou du camping, ou allaient à l'autre bout de la France visiter des coins que je m'imaginais forcément merveilleux parce qu'ailleurs.

Une fois adulte, il s'est passé du temps avant qu'on puisse, mon homme et moi, partir en vacances. Après une période de chômage, nous avons chacun trouvé un travail et s'il s'agissait pour moi d'un CDI, pour lui il s'agissait d'être prof remplaçant, avec aucune garantie d'avoir un travail - du moins sur le long terme - l'année scolaire suivante.
Puis il a eu son concours, autant dire un CDI, donc à nous, en fin, une vie plus stable.

Et la possibilité depuis 2009 de partir une semaine chaque été. Ce sont ces quelques semaines que e propose de partager. Alors ne vous attendez pas à des voyages extraordinaires, nous n'avons pas l'un et l'autre une âme de baroudeurs (et on est un peu flemme aussi).

Pour le moment, on reste en France. Mais si vous saviez à quel point on apprécie de sortir de notre chez-nous, vous comprendrez que pour le moment, ça nous suffit amplement.